Canicule : prévoir, réagir à l’urgence et préparer l’avenir

L’épisode de canicule exceptionnel que nous avons connu cet été a rappelé combien l’adaptation au changement climatique est devenue une réalité concrète pour les communes et pour chacun d’entre nous. Tour d’horizon des démarches engagées pour faire de Coupvray une commune résiliente, sachant répondre aux urgences et préparant l’avenir.

Cet été, avec le passage en vigilance rouge “canicule”, Coupvray a activé son Plan Communal de Sauvegarde (PCS) afin de protéger les habitants et d’assurer la continuité des services publics.

Le CCAS, les élus et les services municipaux ont renforcé le suivi des personnes vulnérables, avec des appels quotidiens et des visites à domicile en lien avec la Police municipale. Un Centre d’Accueil et de Regroupement (CARE) a été ouvert à la mairie, avec une salle climatisée, de l’eau fraîche à disposition et la mise en place d’une permanence téléphonique 24h/24. Les activités municipales ont été adaptées aux fortes températures et les horaires d’ouverture de la piscine étendus.

Alors que de nombreuses communes étaient contraintes de fermer leurs structures, la municipalité a fait le choix de maintenir ouvertes autant que possible les siennes, afin d’assurer la continuité du service et l’accueil des enfants et des jeunes. Ce choix était particulièrement important pour les familles qui devaient continuer à travailler et qui ne disposaient pas à la maison de dispositifs de rafraîchissement.

La commune se prépare depuis plusieurs années

Cette capacité à faire face à un épisode de chaleur extrême ne repose pas uniquement sur des mesures d’urgence. Elle s’appuie sur un travail engagé depuis de nombreuses années pour rendre Coupvray plus résiliente.

En dépit de son urbanisation décidée par l’Etat, notre commune compte aujourd’hui 455 hectares d’espaces naturels, dont 97 hectares d’espaces boisés classés, et près de 20 000 m² de vergers et jardins développés avec le projet municipal “Terre Nourricière”. Son parc du Château, de 45 hectares, soumis à une gestion écologique différenciée, contribue également à maintenir des îlots de fraîcheur au cœur de la commune. La préservation des terres agricoles restantes, les acquisitions foncières d’espaces naturels, la création de sentes piétonnes, de parcs et de trames vertes reliant les différents espaces naturels participent à cette ambition. Ces espaces seront complétés avec un parc urbain aux Trois Ormes.

Nous avons également fait de la sobriété en eau une priorité : récupération des eaux de ruissellement, paillage des massifs, remplacement des plantes annuelles par des vivaces et des végétaux moins gourmands en eau, arrosage automatique limité et programmé de nuit. Ces démarches permettent d’économiser l’eau et de nous adapter à la sécheresse, notamment lors des périodes de restrictions.

La résilience passe enfin par nos bâtiments. Les nouvelles constructions (logements et équipements publics) sont conçues avec un haut niveau de performance énergétique et une attention particulière au confort d’été. L’amélioration continue de l’isolation des bâtiments et la présence de salles climatisées dans les équipements municipaux, y compris à l’école, permettent de mieux protéger les habitants, les enfants et les agents lors des fortes chaleurs.

Poursuivre et amplifier notre action

Cette canicule conforte les choix opérés par la municipalité jusqu’à aujourd’hui et la nécessité de poursuivre ce travail. De nombreuses démarches sont déjà engagées. Le groupe scolaire Jean Louis Etienne a ainsi été intégré à une étude portée par Val d’Europe Agglomération afin de végétaliser les cours d’école. La commune a sollicité le CAUE 77 afin d’être accompagnée dans un projet similaire au groupe scolaire Francis et Odette Teisseyre. Les futurs aménagements sont également prévus, avec l’aménageur EpaFrance, pour intégrer la question de l’ombre, avec la plantation d’arbres peu consommateurs en eau et pourvoyeurs de rafraîchissement, le développement d’une végétation adaptée, un travail sur la perméabilisation des sols, une gestion des eaux de ruissellement, la récupération d’eau, etc. Nous poursuivons également les réflexions sur le rafraîchissement et la climatisation des équipements municipaux, en privilégiant une approche globale : isolation, protections solaires, ventilation, végétalisation, climatisation, brumisation, etc. Des salles climatisées ont, par exemple, été prévues pour le GS3, en complément des fortes exigences de performance énergétique du bâtiment. Ces solutions de rafraîchissement doivent être pensées afin de répondre aux besoins réels tout en limitant leur impact environnemental.