Robertine Tourteau d'Orvilliers
La révolution française marque peu le paysage de Coupvray. Le couvent, la grange aux dîmes, l'ancienne demeure seigneuriale, la grande ferme et la ferme des bonshommes sont vendus comme biens nationaux. Les nouveaux propriétaires du château, les frères Tourteau, ont émigré. Leurs biens sont mis sous séquestre et serviront à enfermer 400 prisonniers réfractaires aux idées révolutionnaires.
Pendant cette période, le cimetière qui entourait l'église est déplacé à l'emplacement que l'on connaît aujourd'hui. Une place est aménagée. Au croisement de la rue Maupas et de la rue Mauny, un lavoir est aménagé : la « Fontaine des Médisances »
Après leur retour en France en 1805, les frères Tourteau reprennent possession de leurs biens. Jean-Louis Tourteau d'Orvilliers hérite du château de Coupvray qu'il transforme et agrandit.
Adélaïde de La Tour du Pin
Il édifie une bergerie pour élever un troupeau de moutons Mérinos. Il rachète la grande ferme, celle des Bonshommes, et l'ancien couvent des Trinitaires. Il y construit une nouvelle bergerie, improprement nommée de nos jours « grange aux dîmes ». Il participe activement à la vie communale en étant élu maire de 1808 à 1815. Il prend en charge le jeune fils du bourrelier du village, Louis Braille, devenu aveugle et le fait entrer à l'Institution Royale des Jeunes Aveugles à Paris.
En 1830, il agrandit le parc jusqu'à la route de Paris à Coulommiers, mais le marquis décède, à Paris, du choléra en 1832, laissant le domaine à sa veuve et ses deux filles. Le domaine échoie à Adelaïde, veuve d'Antoine de la Tour du Pin. Plusieurs héritiers se succèdent avant la vente du domaine en 1870 au petit fils du célèbre maréchal Mortier.
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